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Soirée_gala_2012

 

Belle réussite du CP Carouge à la salle des Fêtes
Kinigamazi se relance, Tavares confirme
Le club pugilistique de Carouge peut s’enorgueillir d’avoir magnifiquement réussi son retour à la salle des Fêtes. Un programme riche et varié, quoique chargé, des combats intenses et de qualité, un public nombreux et enthousiaste, quelque 260 repas servis : tout a concouru au succès de cette soirée de gala qui est la carte de visite de notre club. Un grand merci donc à tous ceux qui se sont investis bénévolement dans cette organisation.
Du côté des boxeurs, un coup de chapeau particulier à Patrick Kinigamazi qui a relancé sa carrière par un succès aux points sur le Bélarus Andrei Staliartchuk. Un succès pas facile car Staliartchuk a fait preuve d’une belle résistance, répliquant à toutes les attaques de Patrick, sans rien lâcher jusqu'à la fin du combat. Il a fallu que celui-ci s’emploie à fond pour obtenir la décision des trois juges suisses. Mais, au fil des reprises, sa pression physique lui a tout de même permis de prendre un léger ascendant.
Même si Patrick s’est mieux exprimé que face à Frénois, on peut toujours déplorer, hélas, son manque évident de précision dans ses assauts, ce qui pourrait devenir un sérieux handicap pour la suite, surtout au niveau où il espère évoluer désormais sous la direction de son nouveau mentor Olivier Muller. A ce propos, il reste encore quelques problèmes à régler en interne, car Muller n’ayant pas reçu de licence de manager de la part de Swiss Boxing et en conflit avec Peter Stucki - il a encore fallu que Silvio accepte, dans l’intérêt du club, de fonctionner dans son ancien rôle pour sauver le combat ! Affaire à suivre…
A 29 ans, avec à son palmarès 17 succès en 18 combats, Patrick reste toutefois une valeur sûre de la boxe helvétique. Bien en condition, comme toujours, il s’est montré offensif mais a dû batailler durement pour obtenir la décision. Une victoire propre à le remettre en confiance , même si désormais le plus dur est à venir.
Le jeune Bruno Tavares, qui a obtenu son cinquième succès consécutif en cinq mois contre le Français Yoann Carteret (34 ans), a signé lui aussi une performance réjouissante contre un adversaire solide et dont les larges crochets des deux mains ont fait passer dès la première reprise quelques frissons parmi le public. En manque de puissance, le néo-professionnel fribourgeois a eu du mal à contenir les assauts très appuyés du Grenoblois. Grâce à sa mobilité et ses esquives il a toutefois pu éviter les coups de massue d’un adversaire qui l’a placé sous une menace permanente et à mis à jour une condition physique encore déficiente, ce qui aurait pu lui faire tout perdre.
Secoué à plusieurs reprises, Tavares a su répliquer par des séries précises qui ont soulevé l’enthousiasme des spectateurs et ont également mis en difficulté Carteret. Grâce à son agressivité et à son bagage technique, il a ainsi pu revenir dans le match et exprimer un réel talent qui en fait l’un des grands espoirs de la boxe helvétique alors qu’il ne fêtera ses 21 ans que le 23 février prochain.
Quant au poids lourd français Johann Duhaupas (1m95, 107 kilos) il a facilement battu le Hongrois Gabor Farkas (k.o. technique 5ème) qui remplaçait au pied levé l’Anglais Danny Hughes, victime d’une virus. On attendait un peu mieux du colosse hongrois (1m98, 111 kilos) mais celui-ci a vite été débordé par la puissance de l’espoir picard (27 succès, 1 défaite) qui a réussi des frappes très nettes sans toutefois pouvoir conclure sur un coup décisif. Il a fallu que le manager de Farkas se résigne à lancer la serviette pour abréger le calvare de ce dernier.
A noter, dans un autre registre, la nouvelle victoire convaincante (aux points en 5x2) du redoutable spécialiste lausannois de kick-boxing Yoann Kongolo (team Yamabushi) face au champion d’Espagne Cristian Teston (10 succès dont 9 par k.o. !). L’affrontement fut particulièrement musclé et explosif et face à la puissance dévastatrice de Kongolo, Teston n’a évité que de très peu la défaite par k.o . Ce fut l’un des meilleurs moments de la réunion.
Chez les amateurs, hélas, le CPC n’a pas été très heureux puisque ses deux champions romands, Cindy Oberlin (2009) et David San Antonio (2010) ont été battus aux points. Tous deux n’ont pas à rougir de ce revers car ils ont fait très bonne figure face à Giovanna Crivelli et Stefano Ciriolo. En manque de ring, Cindy (qui ne comptait qu’une défaite en 5 combats en finale du championnat de Suisse 2010 face à la Bâloise Sandra Brugger, la meilleure Suissesse actuelle) a fléchi sur la fin , s’inclinant de justesse (2-1). Quant à David, après un très bon début, il a été progressivement lâché par sa condition physique et a perdu ce match revanche contre celui qui l’avait déjà battu (sa seule défaite en 8 combats jusque là) au premier tour du championnat de Suisse l’an passé.
Résultats
Professionnels, super-moyens, 6x3 : Bruno Tavares (Sui/Villard-sur-Glâne) bat Yoann Carteret (Fra/Grenoble) aux points (58-56, 58-56, 58-56). – Légers, 8x3 : Patrick Kinigamazi (Sui/Carouge) bat Andrei Staliartchuk (Blr/Minsk) aux points (78-74, 77-75, 78-74). – Lourds, 8x3 : Johann Duhaupas (Fra/Abbeville) bat Gabor Farkas (Hon) k.o. technique 5ème.
Amateurs, moyens, 3x2 : Pablo Canon (Cercle des sports) et Akkai Obada (Boxing Club) SD. – Welters, 3x3 : Stefano Ciriolo (Ring Star Vernier) bat David San Antonio (CP Carouge) aux points (3-0). – Dames, légers, 4x2 : Giovanna Crivelli (Boxing Club) bat Cindy Oberlin (CP Carouge) aux points (2-1)
Bertrand Duboux
Afin de pouvoir apprécier les bons moments de notre dernier meeting, vous pouvez cliquer sur ce lien :

 

Passionnés de boxe, profitez de l’occasion !

 

Faîtes-vous plaisir et réservez votre place ou une table avec vos amis (079.941.55.33)

Car il est rare, essentiellement pour des raisons financières, qu’un club suisse de boxe puisse présenter un combat de poids lourds de niveau européen. C’est pourtant l’exploit que relève le Club pugilistique de Carouge vendredi 10 février, grâce à la collaboration de R2 Images & Events et de la société Decayeux, l’un des leaders européens dans le domaine des boîtes à lettres collectives, des portes blindées et des coffres-forts. Le choc entre le Français Johann Duhaupas (26 succès, 1 défaite), annoncé comme l’un des futurs challengers du Russe Alexander Povetkin, détenteur de la ceinture mondiale WBA, et l’Anglais Danny Hughes (10 succès, 2 nuls, 2 défaites) est incontestablement l’événement d’une réunion riche en spectacles divers et en émotions.

Au programme de cette soirée de gala, avec repas servis aux tables sur réservation, figurent trois combats professionnels, trois combats d’amateurs, deux matches de kick-boxing, une démonstration de boxe light-contact par notre entraîneur de club Michel Durand ainsi que deux autres démonstrations de catch et de combat médiéval par des sociétés carougeoises. De quoi combler le public de la salle des Fêtes de Carouge qui n’a plus eu l’occasion d’assister à un tel meeting depuis juin 2010 à cause des travaux de rénovation des locaux du CPC qui ont obligé le club à se mettre en veilleuse provisoirement.

A 30 ans, Duhaupas (1m95 et 106 kilos), sponsorisé par Decayeux, s’installe progressivement dans la hiérarchie internationale des poids lourds. Sa seule défaite remonte à décembre 2008 à Zurich face à l’Italien Pianetta pour le titre de l’Union européenne. Depuis, il a conquis la ceinture méditerranéenne puis, en avril 2011 à Panama City, le titre bolivien et sud-américain vacant ( !) face à Saul Farah par k.o. technique au 2ème round. Une carte de visite qui pourrait l’amener à défier Povetkin d’ici fin 2012-début 2013, à condition toutefois de battre le coriace Britannique Danny Hughes (26 ans, 1m95) qui ne s’est incliné qu’à deux reprises et aux points, fin 2009 devant l’ex-champion olympique Audley Harrison et fin 2010 face à l’Anglais Michael Sprott (47 combats à son actif à l’époque).

Pour son cinquième combat professionnel, Bruno Tavares (22 ans, Villard-sur-Glâne) sera opposé au Français Yoann Carteret (34 ans, 2 succès, 4 défaites, 1 nul). Ex-champion de Suisse amateur des poids moyens, le jeune Fribourgeois dirigé par Roberto Quaranta a remporté ses quatre premiers combats, le dernier samedi 28 janvier à la Communale de Plainpalais face au coriace Savoyard Mehdi Madani contre lequel Carteret s’est incliné aux points il y a quatre mois.  Les débuts prometteurs de Tavares en font incontestablement l’un des espoirs suisses et l’un des chefs de file de la nouvelle génération.   

Quant à Patrick Kinigamazi (29 ans), il effectuera un combat de rentrée après sa défaite mortifiante pour la ceinture UFB face au Français Frénois en novembre à l’Arena. Très abattu, le champion de Suisse (16 succès, 1 défaite) a failli renoncer à sa carrière. Il compte désormais sur son nouveau manager, Olivier Muller, pour le relancer mais celui-ci n’a pas encore obtenu sa licence de la part de Swiss Boxing et c’est encore son entourage habituel du CPC (Giorgio Costantino et Silvio Chanton) qui l’aidera à repartir sur de bonnes bases. Après trois changements d’adversaires (pour diverses raisons), il sera finalement opposé au Bélarus Andrei Staliarchuk (34 ans) qui reste sur un match nul en décembre dernier à Berne face au Bernois Martino Ciano, contre lequel Kinigamazi avait conquis le titre national des légers en 2007. Staliarchuk compte à son palmarès 8 succès, 14 défaites, 2 nuls.

Chez les amateurs, David San Antonio (CP Carouge) disputera l’un des trois combats prévus mais les adversaires ne sont pas connus pour l’instant. En revanche, le combat professionnel de kick-boxing, proposé par le Team Yamabushi, mettra aux prises le redoutable et spectaculaire lausannois Yoann Kongolo, victorieux par k.o. à l’Arena en novembre dernier,  et l’Espagnol Daniel Figueras (11 succès dont 9 par k.o., 1 défaite).

La pesée aura lieu le même jour, vendredi 10 février, à 11 heures, au Casino du Lac (immeuble ICC à l’aéroport). A cette occasion, il est INDISPENSABLE de se munir d’une pièce d’identité.

Prix d’entrée au meeting : 30.- francs.              

Repas sur réservation, y compris l’entrée pour le meeting : 120.- francs (079.941.55.33)

B.Duboux, 6.2.12

 

Communiqué de presse – BOXE

Poids lourds en vedette à Carouge

Il est rare, essentiellement pour des raisons financières, qu’un club de boxe helvétique puisse présenter au public un combat de poids lourds de niveau européen. C’est pourtant l’exploit que relève le Club pugilistique de Carouge à l’occasion de son meeting annuel, vendredi 10 février, grâce à la collaboration de la société R2 Images & Events. Le choc entre le Français Johann Duhaupas (26 succès, 1 défaite), annoncé comme l’un des futurs challengers du Russe Alexander Povetkine, détenteur de la ceinture mondiale WBA, et l’Anglais Danny Hughes (10 succès, 2 nuls, 2 défaites) est incontestablement l’événement d’une réunion riche en spectacles divers et en émotions.

Au programme de cette soirée de gala, avec repas servis aux tables sur réservation (079.941.55.33), figurent trois combats professionnels, trois combats d’amateurs, deux matches de kick-boxing et deux démonstrations de catch et de combat médiéval par des sociétés carougeoises. De quoi combler le public de la salle des Fêtes de Carouge qui n’a plus eu l’occasion d’assister à un tel meeting depuis juin 2010 à cause des travaux de rénovation des locaux du CPC qui ont obligé le club à se mettre en veilleuse provisoirement.

A 30 ans, Duhaupas (1m95 et 106 kilos) s’installe progressivement dans la hiérarchie internationale des poids lourds. Sa seule défaite remonte à décembre 2008 à Zurich face à l’Italien Pianetta pour le titre de l’Union européenne. Depuis, il a conquis la ceinture méditerranéenne puis, en avril 2011 à Panama City, le titre bolivien et sud-américain vacant ( !) face à Saul Farah par k.o. technique au 2ème round. Une carte de visite qui pourrait l’amener à défier Povetkine d’ici fin 2012-début 2013, à condition toutefois de battre le coriace Britannique Danny Hughes (26 ans, 1m95) qui ne s’est incliné qu’à deux reprises et aux points, fin 2009 devant l’ex-champion olympique Audley Harrison et fin 2010 face à l’Allemand Michael Sprott (47 combats à son actif à l’époque).

Pour son cinquième combat professionnel, Bruno Tavares (22 ans, Villard-sur-Glâne) sera opposé au Français Yoann Carteret (34 ans, 2 succès, 4 défaites, 1 nul). Ex-champion de Suisse amateur des poids moyens, le jeune Fribourgeois dirigé par Roberto Quaranta a remporté ses quatre premiers combats, le dernier samedi 28 janvier à la Communale de Plainpalais face au coriace Savoyard Mehdi Madani contre lequel Carteret s’est incliné aux points il y a quatre mois.  Les débuts prometteurs de Tavares en font incontestablement l’un des espoirs suisses et l’un des chefs de file de la nouvelle génération.   

Quant à Patrick Kinigamazi (29 ans), il effectuera un combat de rentrée après sa défaite mortifiante pour la ceinture UFB face au Français Frénois en novembre à l’Arena. Très abattu, le champion de Suisse (16 succès, 1 défaite) a failli renoncer à sa carrière. Il compte désormais sur son nouveau manager, Olivier Muller, pour le relancer mais celui-ci n’a pas encore obtenu sa licence de la part de Swiss Boxing et c’est encore son entourage habituel du CPC (Giorgio Costantino et Silvio Chanton) qui l’aidera à repartir sur de bonnes bases. Après trois changements d’adversaires (pour diverses raisons), il sera finalement opposé au Bélarus Andrei Staliarchuk (34 ans) qui reste sur un match nul en décembre dernier à Berne face au Bernois Martino Ciano, contre lequel Kinigamazi avait conquis le titre national des légers en 2007. Staliarchuk compte à son palmarès 8 succès, 14 défaites, 2 nuls.

Chez les amateurs, David San Antonio (CP Carouge) disputera l’un des trois combats prévus mais les adversaires ne sont pas connus pour l’instant. En revanche, le combat professionnel de kick-boxing, proposé par le Team Yamabushi, mettra aux prises le redoutable et spectaculaire lausannois Yoann Kongolo, victorieux par k.o. à l’Arena en novembre dernier,  et l’Espagnol Daniel Figueras (11 succès dont 9 par k.o., 1 défaite).

La pesée aura lieu le même jour, vendredi 10 février, à 11 heures, au Casino du Lac (immeuble ICC à l’aéroport). A cette occasion, il est INDISPENSABLE de se munir d’une pièce d’identité.

Prix d’entrée au meeting : 30.- francs.               Repas sur réservation : 120.- francs (079.941.55.33)

 

Soirée_gala

 

Un futur challenger mondial à Carouge

La traditionnelle soirée du Club pugilistique de Carouge, avec repas servis aux tables, aura lieu le vendredi 10 février prochain. Au programme figurent trois combats professionnels et quatre d’amateurs, deux matches de kick-boxing avec les membres du Team Yamabushi et deux démonstrations de catch et de combat médiéval par des associations carougeoises. Une grande réunion comme la salle des fêtes de Carouge n’en a plus connu depuis juin 2010 avec la victoire convaincante de Patrick Kinigamazi sur le Mexicain Argel Salinas.

Dans l’intervalle, le champion de Suisse des poids légers a battu le Hongrois Nagy, puis le Marocain Laribi par disqualification, mais il s’est hélas incliné aux points en dix rounds le 26 novembre dernier à l’Arena face au Français Frénois pour la ceinture de la nouvelle Union francophone de boxe. Une première défaite douloureuse après seize succès consécutifs, d’autant plus que ce soir-là Patrick, très imprécis, est passé totalement à côté du sujet !

Très abattu et marqué psychologiquement par ce premier échec, Kinigamazi (29 ans) avait envisagé d’arrêter sa carrière. Après réflexion, il a décidé de poursuivre l’aventure mais sur des bases nouvelles, notamment un nouveau manager, Olivier Müller, très actif dans le kick-boxing et qui s’occupe des intérêts de la star française Jérôme Le Banner. Ce sera pour lui l’occasion d’effacer sa déception et cette contre-performance mortifiante contre un adversaire qui reste à désigner. Incontestablement Patrick Kinigamazi demeure une valeur sûre de la boxe helvétique et l’on suivra avec intérêt la deuxième partie de sa carrière sous les couleurs du CPC.

L’invité surprise de la soirée est toutefois le Français Johann Duhaupas, 1m95 pour 106 kilos ! A 30 ans, le Picard s’installe progressivement dans la hiérarchie internationale des poids lourds avec 26 succès et 1 seule défaite (en décembre 2008 à Zurich pour le titre de l’Union européenne face à l’Italien Pianetta). Le public genevois l’avait déjà vu à l’œuvre le 6 novembre dernier au Pavillon des sports de Champel pour le centenaire du Cercle des sports. A cette occasion, il avait battu aux points le Britannique Paul Butlin.

Comme pour pour Kinigamazi, on ne connaît pas encore son adversaire mais Duhaupas est annoncé comme le futur challenger du Russe Alexander Povetkin qui doit défendre son titre mondial WBA le 25 février en Allemagne contre l’Allemand Marco Huck. Il pourrait défier Povetkin fin 2012 ou début 2013.

Enfin,  le public carougeois pourra voir à l’œuvre le prometteur néo-professionnel fribourgeois d’origine portugaise Bruno Tavarès (22 ans). Ex-champion de Suisse amateur des moyens, Tavarès (Villars-sur-Glâne) a remporté ses trois premiers combats, dont deux avant la limite. Son adversaire n’est pas encore connu.

La pesée des boxeurs aura lieu le jour même, vendredi 10 février, à 11 heures au Casino du Lac (immeuble ICC à l’aéroport). A cette occasion, il est INDISPENSABLE de se munir d’une pièce d’identité.

   Prix d’entrée au meeting : 30.- francs. -- Repas sur réservation au 079.941.55.33.

Bertrand Duboux (service de presse boxe – CP Carouge, 11.1.2012)

 

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Interclub de Light Contact Boxing

Le 13.12.2011, au Club Pugilistique de Carouge,
un Interclub de Light Contact Boxing a été organisé entre le CPC et le Boxwin.
 
Les matchs, de 3x1 minutes, sans
décision, ont été les suivants :
 
CAROUGE vs BOXWIN
 
Natercia TENZI vs Gweanelle SAILLANT (160 cm)
Olivier FISCHER vs Tristan BOOMER (180 cm)
Yann ROHRER vs Pedro MARQUES (170 cm)
Ali GUNER vs Lisa RUDIN (165 cm)
Sébastien THORIMBERT vs
Nicolas xoudis (185cm)
Bastien HIRSCHEL vs Alex PAPALOIZOS (180 cm)
Ali GUNER vs Vittorio PINI (165 cm)
Sébastien
THORIMBERT vs Olivier GSCHWEND (185 cm)
Nance BON vs VARNERIN Mathieu (175 cm)
 
Les entraîneurs Aristide MARTIN
(Boxwin) et Michel DURAND (CPC) ont officié comme arbitre.
 
Merci à Aristide MARTIN d'avoir accepter d'amener son
équipe dans notre club. Merci également à tous les participants.
 
En conclusion, il s'agissait d'une excellente
occasion de pratiquer le Light-Contact Boxing et une expérience à renouveler l'année prochaine.

 

Profile Photo Patrick

 

Kinigimazi battu par Frénois pour la ceinture UFB

Après seize combats sans défaite, Patrick Kinigamazi a perdu son invincibilité. A l’issue d’un combat magnifique et très intense, devant près de 3'000 spectateurs à l’Arena, à Genève, le champion de Suisse des poids légers a été battu aux points en 12 rounds par le fausse-garde français Guillaume Frénois (28 ans) qui a conquis la première ceinture mise en jeu par la nouvelle Union francophone de boxe (UFB). Un affrontement serré que Frénois a parfaitement maîtrisé malgré les assauts déterminés de Kinigamazi qui n’a malheureusement jamais trouvé la solution pour faire pencher la balance en sa faveur au fil des reprises. Certes, on a eu l’impression, dès la mi-combat, que Patrick était capable de prendre l’ascendant sur son adversaire, lui aussi très bien préparé physiquement, mais ce n’était qu’une impression voulue par le clan français pour récupérer quelque peu alors que Frénois était en avance au pointage.

Fort d’une plus grande expérience (23 combats sans défaite), l’ex-champion de France et actuel champion international IBF des super-plume (7ème mondial WBA) a parfaitement contenu les attaques et le forcing de Kinigamazi. Bien à l’abri derrière une garde haute et serrée, il a surtout fait preuve de plus de lucidité et a su contrer aux moments justes par des gestes précis. C’est là que la différence s’est faite. Généreux dans l’effort comme toujours, au bénéfice d’une grande condition physique, Kinigamazi s’est montré très actif mais sa détermination, sa volonté affichée dès la troisième reprise de bousculer son rival, n’ont pas suffi à lui offrir le contrôle du match. Il a surtout péché par une trop grande imprécision dans ses actions, s’offrant aux contres de Frénois, plus grand et mieux inspiré.

Il y a trop de gaspillage et de déchet dans les frappes de Kinigamazi pour ne pas nourrir quelques regrets après cet affrontement qui confirme Guillaume Frénois, toujours invaincu en 24 combats, dans la hiérarchie mondiale et Patrick Kinigamazi comme l’un des meilleurs super-plume européens. Il n’empêche que Patrick et son entraîneur Giorgio Costantino étaient très abattus après le combat. Il a fallu de longues minutes à Kinigamazi pour surmonter son immense déception et parvenir à refaire surface sur le plan psychologique. Tant d’efforts, de sacrifices pour un objectif raté mais qui était à portée du professionnel du CP Carouge, c’est dur à accepter. On espère simplement qu’il saura surmonter sa désillusion et vite oublier cet accident de parcours afin de reprendre le cours de sa carrière, toujours prometteuse, le vendredi 10 février prochain à la salle des fêtes de Carouge.

Les juges belges ont livré un verdict unanime en faveur de Frénois : 116-113, 116-112, 115-113.

Pour notre part : 117-115.

Ils ont dit :

Patrick Kinigamazi : « Je n’arrivais pas à le boxer. Il a contré ma boxe, c’est-à-dire que je n’ai pas boxé comme d’habitude. Il a été plus précis et il y a un truc qui m’a fait douter : c’est quand j’ai entendu au micro, après le quatrième round, qu’il avait deux points d’avance. Ca m’a destabilisé, ça m’a perturbé. Alors je me suis jeté et il m’a contré ! »

Jean-Claude Bouttier (ex-champion d’Europe et challenger mondial, président d’honneur de l’UFB) : « Tu vaux mieux que ça ! Cette défaite, ce n’est rien, demain ça va aller mieux. C’est la première fois que tu disputais un combat avec un enjeu aussi important et j’espère que tu auras cette ceinture un jour. Tu ne dois pas te décourager. Tout le monde te félicite car vous êtes allés au bout de vous-mêmes, tous les deux. C’était un combat, un très bon combat, pas un match ! »

Giorgio Costantino (entraîneur de Patrick) : « Le problème de Patrick, c’est qu’il lui manque des sparring-partners. C’est le problème de la Suisse. Il y a un gros déficit à ce niveau. On n’a travaillé qu’avec mes mains. Personne ne s’est mis à disposition pour lui payer un sparring. On a fait tous seuls, avec Silvio et le club, et on est quand même arrivé au niveau mondial. C’est pas mal. Avec les mains, seulements avec les mains ! Avec des sparrings et quelqu’un qui pourrait le soutenir financièrement, Patrick ce serait tout autre chose. »

Eric Tormos (entraîneur de Frénois) : « J’ai vu quelques vidéos de Kinigamazi et on s’est préparé par rapport à ça. Le coup a été réussi. Ca aurait pu être mieux mais je suis super-content. C’était un super-organisation, avec un super-public et un super-jugement ! En salle, on a beaucoup travaillé sur la cible, la précision, et on a pu voir le résultat sur le ring. Patrick a été un très bon adversaire. C’était un très beau combat, de niveau européen, même plus. On a eu de très bons sparring-partners, des sélectionnés olympiques, des professionnels. On a eu la chance d’avoir pas mal de monde pour se préparer. Guillaume a pu faire deux fois 12 rounds. Il était prêt physiquement. »

Antoine Montero (ex-champion d’Europe des coq et challenger mondial) : « Le résultat est logique. Frénois devait gagner. Patrick est d’un bon niveau mais ce n’est pas un frappeur. Frénois aussi, d’ailleurs et il est difficile d’engager et de prévoir l’avenir lorsque l’on manque de puissance de frappe. C’est beaucoup plus compliqué pour la suite. »

Bertrand Duboux   (27.11.2011)

 

Patrick Kinigamazi veut créer la surprise

Poussé par Giorgio Costantino depuis deux mois, Patrick Kinigamazi s’entraîne comme un forcené en prévision de son combat contre le Français Guillaume Frénois pour la première ceinture mise en jeu (cat. super-plume, à 60 kg) par la nouvelle Union francophone de boxe. L’affrontement en 12 rounds est prévu le samedi 26 novembre prochain à l’Arena, à Genève, dans le cadre de l’Impact Night, une importante soirée consacrée par Daniel Perroud et Carl Emery aux demi-finales et finales de Fight code (kick boxing) pour les catégories Rhinos (- 105 kg) et Dragons (- 72 kg).

Cinq ans après ses débuts professionnels, le champion de Suisse des poids légers, par ailleurs champion du monde de kick-boxing, apparaît plus déterminé que jamais. Parfaitement suivi et conseillé par son entraîneur, il travaille chaque soir en technique et en intensité afin d’améliorer sa vitesse et ses séries des deux bras en crochets et uppercuts. Au total, il a déjà disputé plus de 380 rounds de leçons techniques intensives, sans compter les reprises de sparring-partners. La dernière semaine avant le combat sera consacrée à un entraînement léger et surtout à la récupération.

Pour Kinigamazi (28 ans), il s’agit d’une opportunité à ne pas rater dans sa quête de la consécration internationale à laquelle il aspire depuis qu’il a rejoint la salle du Club pugilistique de Carouge. Sa tactique ? Bousculer Frénois afin de l’empêcher de s’organiser sur le ring. Un affrontement qui promet de belles émotions entre deux boxeurs invaincus mais pratiquement sans succès avant la limite: 16 victoires pour Kinigamazi, 23 succès pour Frénois, champion de France des poids plume et détenteur de la ceinture internationale IBF des super-plume. Ce dernier vient d’ajouter une nouvelle ligne à son palmarès, le 5 novembre dernier, dans son fief de St.Quentin (Picardie), en battant le très modeste Polonais Maurycy Gojko (17 succès, 27 défaites !) par k.o. technique au 5ème round.

Très complices dans la préparation de cet événement, le plus important à Genève depuis l’époque Martelli, Kinigamazi et Costantino misent sur la condition physique et le harcèlement continu pour créer la surprise devant un adversaire classé 7ème Européen par l’EBU et 9ème mondial par la WBA. Très bon technicien, Frénois (28 ans) a déjà boxé deux fois à Carouge (novembre 2009 et juin 2010) sans vraiment convaincre le public genevois suite à deux succès aux points en six rounds face au Letton Evgueni Kirilovs.

C’est donc un adversaire connu que s’apprête à rencontrer Kinigamazi. Un boxeur sur lequel le clan de Frénois mise gros pour permettre à celui-ci d’accéder au niveau supérieur. Dans leur esprit, Genève n’est donc qu’une étape sur la route du titre mondial et, eu égard à son expérience, Frénois a la faveur du pronostic. Mais le Picard et son entourage pourraient bien tomber de haut face au champion de Suisse qui tient une forme étincellante.

A force d’enchaîner chaque soir vingt à vingt-cinq rounds de travail technique, de frappe au sac et de séances de sparring-partner, Kinigamazi en arrive à épater Costantino qui en a pourtant vu d’autres dans sa carrière d’entraîneur (Scacchia, Chiarelli, Zavattini, Turelli, Bossel, Sebihi notamment). Tous deux avancent donc remplis d’espoirs et d’ambitions vers cette échéance importante qui pourrait être, pour l’entraîneur aussi, une consécration méritée.

J’y crois ! reconnaît Giorgio Costantino. Patrick a travaillé dur, très dur. Il est prêt à faire la guerre pendant vingt rounds ! Il va créer la surprise.

Après avoir battu deux champions de France invaincus (Jean-Louis Mandengue et Cédric Vitu) avec le super-moyen Sebihi et le super-welter Petrosyan, Giorgio Costantino rêve à une nouvelle victoire de prestige qui le récompenserait des innombrables heures de salle et de tout le travail effectué au service des professionnels du CP Carouge. Et en faire, à 53 ans, l’entraîneur le plus titré du pays.

Un pari que Costantino et Kinigamazi sont prêts à relever et qu’on leur souhaite de réussir.

 

Bertrand Duboux   (18/11/2011)

 

Union francophone de boxe

 

Premier titre UFB des légers entre Kinigamazi et Frénois

 

Pour faire contrepoids au titre de champion du Commonwealth attribué depuis de nombreuses années et à l’influence des Britanniques dans la boxe professionnelle, Jean-Claude Bouttier, l’ancien champion d’Europe et challenger mondial des poids moyens, et quelques amis actifs au niveau international ont décidé de créer l’Union francophone de boxe (UFB). Celle-ci entend « être une institution indépendante et autonome ; offrir aux pays et au public francophones des championnats de grande qualité et promouvoir la boxe avec son image la plus noble dans sa pratique, ainsi que son esprit sportif ». L’UFB a d’ores et déjà reçu le soutien de la Fédération française de boxe (FFB) et de Swiss Boxing notamment.

L’Union francophone de boxe est une organisation de droit privé (association suisse) avec son siège à Montreux. Elle a élu à sa tête le Suisse Peter Stücki, vice-président de l’EBU (fédération européenne) et de Swiss Boxing. Les 3 et 4 juin dernier, le Conseil de l’UFB s’est réuni au siège de la FFB, à Paris, Il a manifesté la volonté d’apporter ses compétences et son soutien aux fédérations nationales de boxe de la francophonie et à ses boxeurs professionnels.

Le monde de la francophonie regroupe 75 Etats et gouvernements (56 pays membres et 19 observateurs) et représente plus de 200 millions de personnes. L’UFB va désormais lancer une campagne d’adhésion auprès des autres fédérations francophones et s’activer afin de présenter le premier combat pour la ceinture des pays de la francophonie. Celui-ci aura lieu le samedi 26 novembre prochain à l’Arena, à Genève, dans le cadre de la grande manifestation Fight Code organisée par MM. Daniel Perroud et Carl Emery, ancien champion du monde genevois de full-contact. Il opposera deux boxeurs invaincus, le Français Guillaume Frénois, actuel champion international IBF des super-plume (22 combats, champion de France des plume en 2009) et le Genevois Patrick Kinigamazi (16 combats), champion de Suisse des poids légers et membre du Club pugilistique de Carouge.

 

Composition du Conseil de l’Union francophone de boxe :

Président d’honneur          Jean-Claude Bouttier (France), ex-champion d’Europe

Président                               Peter Stücki (Suisse), vice-président EBU et  Swiss Boxing

Vice-présidents                   Houcine Houichi, (Tunisie) vice-président WBC et président

de l’African Boxing Union.

Me Serge Pautot (France), président de la Ligue française prof.

 

Secrétaire                            Jean-Jacques Ramelet (Suisse)

Trésorier                                                        Bernard Chabal (Suisse)

Directeur technique          Dominique Nato (France), ex-directeur technique national FFB

 

 
                                   

 

 

Kinigamazi-Frénois pour le titre de l’Union francophone

    Cinq ans après ses débuts professionnels en boxe anglaise, Patrick Kinigamazi est appelé à disputer le premier titre mis en jeu (catégorie poids légers) par la nouvelle Union francophone de boxe (UFB),  samedi 26 novembre prochain à l’Arena, à Genève, dans le cadre de la grande finale de Fight Code organisée par Daniel Perroud et Carl Emery, ex-champion du monde de full-contact. Le combat en 12x3 a été conclu à la limite de 59 kg. Une échéance importante dans la carrière du champion de Suisse des poids légers mais aussi un honneur et une fierté pour Giorgio Costantino, son entraîneur, Silvio Chanton, son manager, ainsi que le Club pugilistique de Carouge.

   Invaincu en seize combats, Patrick a confirmé régulièrement ses progrès sur le ring. Il reste sur une victoire par disqualification face au Marocain Youness Laribi, en mai dernier, au Petit Lancy mais il a surtout à son palmarès des succès  probants sur l’Hispano-dominicain Encarnacion,  l’Américain Hayes, à Deauville, le Panaméen Diaz, l’excellent Hongrois Nagy et le dur Mexicain Argel Salinas qui avait perdu auparavant une demi-finale mondiale devant le Français Cyril Thomas, ex-champion d’Europe.

   Ces références situent mieux désormais Patrick dans la hiérarchie internationale. Bien qu’en déficit de punch, il a signé de belles performances qui autorisent tous les espoirs face au Français Guillaume Frénois (22 combats, 22 victoires), actuel champion international IBF des super-plume. Celui-ci a été champion de France des plume en 2009 en battant l’expérimenté Osman Aktas, puis a défendu victorieusement son titre face au très bon Sofiane Takoucht, alors invaincu en 16 combats. Ce succès-là reste à ce jour l’exploit principal réussi par Guillaume Frénois,  que le public carougeois a eu l’occasion de voir à l’œuvre à deux reprises à la Salle des fêtes face au Letton Jevgenijs Kirilovs, en novembre 2009 puis en juin 2010.

   C’est donc un adversaire connu que s’apprète à affronter Patrick. Un très bon styliste et technicien du ring mais lui aussi dépourvu de ce punch spectaculaire qui est la clé de toutes les carrières. Frénois, qui boxe en fausse-garde, ne compte que trois succès avant la limite, dont le plus significatif (k.o. 6ème) en décembre 2010, dans son fief de Saint-Quentin, face au Géorgien Berkatsashvili pour la ceinture internationale IBF des super-plume qu’il a défendue au points en février 2011 face au Nicaraguayen Eusebio Osejo. Il reste sur une victoire en six rounds, en avril dernier, devant un autre Nicaraguayen, Reynaldo Cajina.

   Pour Patrick Kinigamazi, cette échéance est à ne pas rater. Elle peut être le tremplin de sa carrière et conditionner sur avenir sur le ring. Entre deux adversaires du même âge (28 ans), tous deux invaincus et au palmarès sensiblement le même, l’affrontement promet d’être intéressant à plus d’un titre. D’un côté la technique élaborée de Frénois et une plus grande expérience, de l’autre le tempérament de Patrick, constamment porté vers l’offensive et qui s’appuie sur une condition physique exceptionnelle. Depuis la reprise de septembre, sous la direction de Giorgio Costantino (qui s’est occupé jadis de Scacchia, Chiarelli, Zavattini, Bossel et Turelli notamment), il travaille quotidiennement sa vitesse de bras et ses séries en crochets des deux mains et uppercuts. Un investissement nécessaire pour lui permettre de franchir un nouveau palier et de s’offrir, ainsi qu’à son entourage et au CP Carouge, comme l’a fait avant lui Sofiane Sebihi (titre international IBF des super-welters),  une première consécration digne d’intérêt et de niveau européen. Mais attention à l’excès de confiance !

                                    Bertrand Duboux/Service de presse/19/11/2011

 

 

Prix des billets :

Les personnes désirant soutenir Patrick Kinigamazi, lors de ce 1er championnat UFB de l'histoire, peuvent acheter des billets à un prix préférentiel de CHF 50.-, en s'adressant à Silvio Chanton à la salle du Club Pugilistique de Carouge, du lundi au vendredi de 18h00 à 19h30.

 

PATRICK KINIGAMAZI, un faux dur au cœur tendre.

 Originaire du Rwanda, Patrick Kinigamazi est arrivé en Suisse en 1998, à l’âge de 15 ans. Les événements tragiques qui ont secoué son pays, les règlements de comptes entre Hutu et Tutsi, les exactions qui ont fait suite au terrible génocide de 1994 l’ont poussé sur le chemin de l’exil, dans le sillage d’une famille éclatée de par le monde.

- J’avais déjà des frères établis à Genève et Fribourg, dit-il. On est douze frères et sœurs. Toute ma famille a fait des études en Suisse. Et moi je suis très attaché à ma famille. Comme beaucoup, on a souffert des événements mais on ne parle pas d’ethnies. Mes frères, c’est moitié-moitié !

Très vite le sport va entrer dans sa vie et meubler son existence de jeune déraciné. Le sport de combat surtout, via le full-contact où ses qualités techniques et physiques vont l’amener à la consécration mondiale sous les couleurs du Team Yamabushi. C’était en mai 2009 au Petit Lancy, au détriment de son pote irlandais Gary Hamilton.

Pour améliorer sa technique de poings, Patrick est venu parallèlement s’entraîner en boxe anglaise au Club pugilistique de Carouge sous la direction de Giorgio Costantino qui s’est occupé jadis de Scacchia, Chiarelli, Zavattini, Bossel et Turelli notamment. Une relation d’amitié va s’installer entre eux et Patrick mènera de front victorieusement deux carrières distinctes.

Petit à petit la boxe va toutefois prendre le dessus pour une autre aventure pleine de promesses chez les professionnels. Toujours bien préparé, il vole de succès en succès avec, en passant, le titre de champion de Suisse face au Bernois Ciano. Le public est conquis par son engagement physique, sa volonté sur le ring, ses enchaînements. Patrick frappe juste et bien, sans relâchement. Il peut changer de garde et ne laisse aucun répit à ses adversaires. Jamais.

Grâce à un style très offensif, il bouscule une opposition de plus en plus consistante et s’installe dans la hiérarchie des super-plume avec l’assurance d’un vieux briscard. Tour à tour le frappeur hispano-dominicain Encarnacion, le coriace Marocain Boukrara, l’Américain Hayes (à Deauville), le Panaméen Diaz et surtout le Mexicain Salinas (demi-finaliste mondial battu par le Français Cyril Thomas), ainsi que l’excellent Hongrois Nagy auront à subir la supériorité de la perle noire du CP Carouge, toujours invaincue en 16 combats et qui avance vers une première consécration internationale.

- J’ai pris de l’assurance sur le ring, confesse-t-il. Je me connais mieux. Si j’ai un coup de pompe, dès les 5ème, 6ème rounds, je sais que ça va passer. J’encaisse mieux les coups, aussi. J’ai plus de volonté. Ce que j’ai vécu dans ma vie, ça m’a donné de la volonté, beaucoup de volonté. Aucun boxeur ne l’a vécu…J’ai grandi seul depuis l’âge de 12 ans. On dit que je manque de punch mais je n’ai disputé que huit combats amateurs ! J’ai toujours dû m’adapter car j’ai toujours rencontré des adversaires plus forts que moi. Je compense en misant sur le rythme.

Le combat le plus dur ?

- Salinas, le Mexicain, m’a fait mal. Il frappait dur. D’ailleurs, après mon combat, il a pris le titre WBC intercontinental espoirs en battant le 4ème mondial par k.o. !

Vos ambitions maintenant ?

- Je sens que j’ai la capacité de devenir champion d’Europe, peut-être champion du monde ! Chaque année, j’ai le sentiment que je progresse et j’ai horreur de perdre. J’ai acquis de l’expérience et suis capable de soutenir un rythme élevé. Cet été j’ai bien travaillé l’endurance.

Athlète attachant, plein d’aplomb et d’assurance, Patrick Kinigamazi ira-t-il au bout de son rêve. En aura-t-il les moyens (financiers) ?

- En boxe, ajoute-t-il, je perds plus d’argent que j’en gagne ! Certes, je connais des gens qui ont une entreprise et qui s’investissent pour m’aider. Mais je n’ai pas assez de soutiens de la part des sponsors. Avec la crise, beaucoup sont devenus frileux. La boxe c’est aussi une question d’amitié. Giorgio, mon entraîneur, a confiance en moi. Au début, il ne voulait pas que je boxe en fausse-garde. Et puis il m’a dit : « Si tu le veux vraiment, on y va comme çà ». Le courant passe bien, comme avec Philippe Brélaz. On va manger ensemble deux fois par semaine. Sinon j’aurais arrêté depuis longtemps !

Sympa, Patrick Kinigamazi. Un faux dur au cœur tendre, marrant, bon vivant et très attaché à ceux qui lui sont proches. Un grand sportif qui n’a pas peur de faire la guerre, mais sur le ring, uniquement.

B.Duboux, 17.11.11

http://www.youtube.com/watch?v=-5_knqdtIlY 

 

 

Kinigamazi toujours invaincu en 16 combats

Et de seize pour Patrick Kinigamazi (CP Carouge), vainqueur par disqualification au 6ème round du Marocain Youness Laribi au Centre sportif du Petit Lancy. Une ligne de plus au palmarès du champion de Suisse des poids légers, toujours invaincu depuis son passage chez les professionnels, en juin 2006. Une fin de match logique mais qui laisse un goût d’inachevé car devant le public de la 7ème Nuit des sports de combat, Kinigamazi avait les moyens de terminer avant la limite dans d’autres circonstances. Dommage.

Entamé sur des bases élevées, le combat s’annonçait prometteur et spectaculaire. Légèrement plus petit que Patrick,  Laribi (25 ans, 6 succès, 2 nuls, 6 défaites) dévoilait un style offensif, fait d’agressivité et d’attaques soudaines. Rapide et très mobile de surcroit, au bénéfice d’une bonne esquive, il n’était pas une cible facile et réagissait vigoureusement à chacune des séries de Patrick qui touchait le plus souvent en crochets des deux mains.

Dès la troisième reprise, Kinigamazi mettait nettement la pression sur son adversaire . Au quatrième round, il réussissait une belle droite et Laribi, dominé physiquement, se révélait un véritable poison sur le ring. Sur un coup de tête, Patrick était coupé à l’arcade sourcilière droite. Plus actif, le champion de Suisse variait ses coups et la résistance du petit Marocain faiblissait. Le match sombrait alors dans les accrochages.

De plus en plus en difficulté, Laribi pourrissait le combat.  A plusieurs reprises il maintenait Patrick prisonnier des cordes avec ses mains, ce qui lui valait d’être averti trois fois par l’arbitre et juge unique Beat Kindlimann durant le sixième round ! Pas suffisant pour le ramener à la raison, et  quelques secondes plus tard la disqualification intervenait comme une délivrance pour Kinigamazi, qui menait nettement aux points mais soumis à un risque de blessure trop important.

Indépendamment de sa nouvelle réussite, la seizième en seize combats, Patrick Kinigamazi (29 ans) affiche désormais une réelle maîtrise à chacune de ses sorties. On le sent en progrès et maître de son art, même si son efficacité découle plus de sa formidable condition physique que du coup décisif. A défaut de pouvoir disputer le championnat d’Europe (il est toujours en attente de naturalisation), il aspire maintenant  à combattre pour un titre international d’ici la fin de l’année. A Genève ou ailleurs. Ce ne serait qu’une juste récompense après avoir battu des adversaires réputés, tels l’Hispano-dominicain Encarnacion, l’Américain Hayes, le Panaméen Diaz, le Mexicain Salinas (qui a perdu une demi-finale mondiale WBC devant le Français Cyril Thomas), ainsi que le coriace Hongrois Nagy

   Super-plume, 8x3 : Patrick Kinigamazi (CP Carouge) bat Youness Laribi (Mar/Ita) disqualification 6è round.

 

Bertrand Duboux

 

Sebihi conquiert la ceinture internationale IBF par K.O.

 

BRAVO SOFIANE

 

Sebihi conquiert la ceinture internationale IBF par K.O.

 

A deux jours de son 32ème anniversaire, Sofiane Sebihi a conquis de haute lutte la ceinture internationale IBF des mi-lourds, à Florence, en battant par k.o. au 11ème round le coriace Italo-Kosovar Mustafa Vigan. Un combat d’une rare intensité qui s’est achevé par un coup de théâtre inespéré pour le boxeur du Club pugilistique de Carouge alors qu’il était mené aux points (1, 2, 3 points).

Compté « huit » sur un crochet du gauche suivi d’une droite alors qu’il était déséquilibré le long des cordes, insuffisamment remis de ce knock-down, Vigan a ensuite subi une terrible punition : uppercut du droit très appuyé et une série de quatre-cinq gauches-droites et crochets des deux mains de plein fouet ! Un traitement de choc spectaculaire. Il a fallu qu’il soit étalé au sol pour que l’arbitre Francesco Rega mette fin au combat (il n’y a pas de compte debout en IBF) avec des conséquences neurologiques qu’on peut redouter.

Victime d’un k.o. très dur, inconscient, Vigan a fait passer des minutes d’angoisse aux officiels et à ses supporters. Placé en réanimation durant quinze minutes, il a ensuite été évacue à l’hôpital et placé en observation toute la nuit. Un dénouement dramatique qui pose la question de la responsabilité de l’arbitre et de l’entraîneur de Vigan.

Et pourtant pour Sofiane, lui aussi envoyé sur les fesses au 1er round sur un crochet du gauche en contre, tout n’avait pas si bien commencé. Mais une fois encore il a été sauvé par sa phénoménale force de frappe. Jusqu’au bout l’affrontement est resté tendu et indécis entre un athlète à la puissance reconnue et un adversaire très complet, très précis et très mobile, difficile à toucher.

Offensif le plus souvent, Sofiane a surtout cherché à placer sa droite mais il a dû encaisser des crochets en contre qui l’ont mis plus d’une fois en difficulté. Très déterminé, il est revenu dans le match au 3ème round. Puis à la 4ème reprise, on a même crû qu’il pouvait faire basculer le combat en sa faveur. Mais il a manqué de précision sur ses attaques. Souvent il est tombé sur ses coups et a trouvé le vide, hélas.

Au fil des minutes, Vigan était en train de construire son succès par des séries des deux mains à mi-distance, très rapides et très précises. Il a toutefois connu un moment de flottement au 7ème round sur une droite à l’estomac mais Sofiane a laissé passer sa chance. Par la suite, il a plutôt cherché à placer le coup décisif face à un rival devenu fuyant et difficile à toucher. Pour Sofiane, c’était quasiment devenu mission impossible !

Désormais il n’y avait plus que le k.o. pour lui offrir la ceinture dans les deux dernières reprises. Il a pris tous les risques, s’exposant aux réactions furieuses de Vigan. Plus d’une fois secoué par des crochets, Sofiane a non seulement tenu le choc mais a réussi a atomiser l’Italo-

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Kosovar par un magistral crochet du gauche qui a précipité la perte de ce dernier, le livrant ensuite aux poings de Sofiane, déchaîné et inarrêtable.

Un combat qui fera date et une victoire sensationnelle pour Sofiane Sebihi et qui rejaillit sur le Club pugilistique de Carouge. La réussite est aussi pour l’entraîneur Giorgio Costantino, qui ne compte pas ses heures au service de la boxe, et le manager Silvio Chanton. Désormais Sofiane va remonter dans les classements et devenir 15ème Européen. Mais surtout il s’ouvre de nouvelles perspectives d’avenir au niveau international. Il compte désormais 18 victoires (12 av. la limite), 2 défaites.

Ils ont dit :

Sofiane Sebihi : « Je ne m’attendais pas à un combat si dur. Au 10ème round, on est venu me dire que je perdais aux points et qu’il fallait y aller. J’ai tout donné. Mais je ne sais pas pourquoi le public a été fâché contre moi quand Vigan est tombé. Je n’y peux rien. Il était mobile, intelligent. Il savait que je voulais placer ma droite et on lui a dit de répliquer en crochets depuis en bas. Sur la fin il a bien vu que je cherchais le coup dur. Il a boxé en reculant et je n’arrivais pas à le toucher. Je suis content, j’ai bien représenté la Suisse alors que j’attends toujours mes papiers… »

Giorgio Costantino : « Put… il s’est de nouveau fait surprendre au 1er round ! Je ne comprends pas ce qui se passe toujours. Il est trop généreux, avec une garde basse. Il n’est pas assez attentif. Mais il a fait un grand combat, ça été dur. Sur la fin, quand Vigan fuyait, j’ai dit à Sofiane de le cadrer, de ne pas le frapper quand il était en déplacement, de l’amener dans les coins. Sofiane a pris des coups. Il n’a peut-être pas assez travaillé en technique mais c’est une victoire inespérée car il n’a que trois semaines d’entraînement et la semaine dernière, sa préparation a encore été perturbée par la grippe ! »

Bertrand Duboux /27/2/2011

 

 

NB : Bonne nouvelle pour ce qui concerne Vigan : il va quitter l’hôpital après cinq jours en observation. Le petit caillot qu’on avait décélé s’est résorbé et il ne devrait conserver aucune séquelle. Ouf !

 

Sofiane_IBF_photo

 

Sebihi ceinture IBF

 

Le difficile pari de Sofiane Sebihi

 

Depuis sa réouverture, le 10 janvier dernier, après cinq mois de travaux de rénovation et d’agrandissement, la salle du Club pugililstique de Carouge ne desemplit pas, chaque soir de la semaine. Sofiane Sebihi fait partie des plus assidus. Depuis qu’il a été appelé pour disputer le titre international IBF, le mi-lourd du CPC  a mis les bouchées doubles à l’entraînement. Un gros investissement personnel pour rattraper un déficit de condition physique : footing le matin et entraînement le soir qui s’ajoutent à des journées de travail à plein temps comme agent de sécurité.

Le délai de préparation était court, moins d’un mois, et le  programme chargé pour permettre à Sofiane de revenir à un haut niveau de forme. Il a fallu reconstruire, d’une part sur l’endurance, d’autre part sur la résistance et la vitesse, deux notions chères à l’entraîneur Giorgio Costantino, afin de retrouver le rythme élevé de la compétition et de pouvoir accélérer en fin de rounds. Sollicités amicalement, le Marocain de Gaillard Jaoued Belghali (7 succès 4 défaites) ainsi que son copain algérien de passage Lyes Bergoug (7 combats, 7 succès) se sont dévoués pour servir de sparring-partners malgré trois catégories de poids de différence !

Incontestablement Sofiane a pris conscience qu’il joue un peu de son avenir dans ce combat contre l’Albanais Vigan Mustafa (15 succès, 2 défaites) le 25 février, à Florence.  A 32 ans, le temps lui est compté et tout faux pas pratiquement interdit. Mais, avec trois juges et un arbitre italiens, le superviseur IBF également italien et un adversaire à licence italienne, la tâche qui l’attend s’annonce ardue, à moins d’un succès avant la limite !

 Le problème est posé, à Sebihi de le résoudre. C’est le difficile challenge qu’il va devoir relever, seul, avec l’expérience acquise, ses qualités de frappeur, son cœur et sa motivation, mais aussi avec lucidité, sang froid et intelligence afin d’éviter tout risque de disqualification dans un contexte qui ne lui sera pas favorable. En décembre 1984, l’ambiance à l’italienne avait profondément perturbé Michel Giroud lors de son championnat d’Europe contre Patrizio Oliva, à Catanzaro (Calabre).  Il n’est pas inutile de le rappeler.

Avec 17 succès et 2 défaites, Sofiane Sebihi prend progressivement place dans la hiérarchie internationale. Sa victoire la plus probante demeure celle obtenue avant la limite (k.o. technique 9ème) face au champion de France en titre, l’invaincu Jean-Louis Mandengue, en octobre 2005, à St.Nazaire. Mais cela remonte loin, cinq ans déjà ! Depuis cet exploit, il a connu des hauts et des bas, dont une défaite rapide et mortifiante (k.o. 1er !) face au Belge Selini en février 2009 qui l’a poussé à s’interroger sur la poursuite de sa carrière.

Dans des conditions difficiles, sans beaucoup de soutiens financiers et de sparring-partners, sans rien à l’horizon, vallait-il la peine de repartir à l’aventure pour des bourses dérisoires ? Courageusement Sofiane a repris la compétition.  Il a surtout relancé sa carrière en octobre dernier par un succès convaincant sur l’actuel champion de Suisse de la catégorie, Mohamed Belkacem (classé no. 19 européen) avant de battre le Breton Bloyer un mois plus tard. Il s’accroche à son rêve de conquérir un titre significatif qui lui permettrait de laisser une trace chez les professionnels.

 

Désormais, et malgré un refroidissement qui l’a perturbé dans sa préparation, l’occasion lui est fournie d’ajouter une ligne à son palmarès, sans doute la plus importante, celle qui donnerait des arguments à ceux qui défendent ses intérêts et espèrent le faire avancer dans les classements européens (EBU, EU, EE-EU) et mondiaux (WBA, WBC, IBF, WBO, etc). C’est une chance à ne pas rater. Sofiane le sait. Depuis trois semaines il est totalement concentré sur cette échéance qui pourrait lui offrir une dimension nouvelle. A condition de gommer certains défauts qui donnent à chaque fois des soucis à son entourage (mise en action tardive, garde trop ouverte et trop basse, difficulté à désaxer et à sortir des cordes lorsqu’il est acculé) et hypothèquent une plus grande efficacité encore. Dans ce domaine, il reste des progrès à accomplir malgré une puissance de frappe impressionnante.

Une victoire en Toscane serait toutefois pour Sofiane Sebihi et le CP Carouge, en particulier son entraîneur Giorgio Costantino et son manager Silvio Chanton, une belle réussite. Elle le récompenserait de tous les sacrifices consentis, depuis son arrivée à Genève en 2003, pour parvenir à mener de front une carrière sportive de haut niveau et son activité professionnelle. D’origine algérienne, au bénéfice d’un passeport italien mais en attente de naturalisation suisse, cet athlète déraciné mais parfaitement intégré à la vie genevoise s’ouvrirait aussi des portes jusque là fermées à ses ambitions internationales.

 

 

 

Diffusion RAI1 SPORT en direct vers 22h.30.

 

 

 

B.Duboux/21.2.2011

 

 

  

 

Ouverture de la salle

 

2011

 

Bonne et heureuse année à tous nos membres, nos amis, nos supporters.

 

Santé et bonheur pour tous.

 

Que cette saison soit aussi celle de la réussite pour nos licenciés amateurs et professionnels.

 

 Pour Patrick Kinigamazi, toujours invaincu en 15 combats, et Sofiane Sebihi (17 succès, 2 défaites) les échéances deviennent de plus en plus difficiles. C’est la preuve qu’ils atteignent désormais un haut niveau  et l’on souhaite qu’ils puissent enfin disputer ces prochains mois un combat pour un titre international.

 

Le CP Carouge remis à neuf !

 

2011 c’est aussi la saison d’un nouveau départ pour le Club pugilistique de Carouge, dans des locaux entièrement rénovés. Un grand merci à la Ville de Carouge qui a accepté d’entreprendre l’été dernier de grands travaux afin de nous doter de nouvelles installations  modernes, en particulier des vestiaires et douches séparés pour nos adhérents des deux sexes.

 

Désormais quatre salles sont à notre disposition pour l’entraînement, soit  deux de plus que précédemment ! Après plus de quatre mois de travaux, période qui a occasionné la fermeture provisoire du club, le résultat est là : magnifique et encourageant. A tous nos membres, que nous remercions d’avoir supporté ces désagréments en nous restant fidèles, d’en profiter pour retrouver le goût de l’effort et de la compétition.

 

Car l’objectif du CPC, en plus de permettre à chacun d’entretenir sa condition physique, est aussi et surtout d’intéresser les jeunes à pratiquer la boxe, de les former et de les amener progressivement à la compétiiton. C’est la responsabilité de nos entraîneurs, autour de Silvio Chanton et Giorgio Costantino.

 

Le CP Carouge c’est aussi et surtout une équipe de copains qui oeuvrent bénévolement, dans un esprit de convivialité et d’amitié, pour que chacun trouve du plaisir à venir s’entraîner. Tout est fait désormais pour vous offrir des conditions idéales au 33 rue Jacques Grosselin. Il est temps de retrouver le chemin de la salle  et de remettre les gants.

 

Soigneurs, dehors !

 

Le comité


 

 

Ouverture de la nouvelle salle du Club Pugilistique de Carouge.

Après six mois d'attente, les membres du Club Pugilistique de Carouge pourront découvrir leurs nouveaux locaux dès la rentrée scolaire de janvier 2011. Merci à tous d'avoir patienté durant ces longs mois !

 

 

 

Hamlet Petrosyan Champion Intercontinental I.B.F.

 

Petrosyan échoue pour le titre européen

Hamlet Petrosyan a échoué, samedi 3 décembre dernier, à Prague, pour le titre européen des super-welters face au Tchèque Lukas Konecny. A 35 ans, l’Arménien du CP Carouge n’a pas su profiter de l’opportunité qui lui était offerte. Malgré une très belle performance, selon son entraîneur Giorgio Costantino, il a été battu aux points à l’unanimité (118-110, 119-109, 119-109). Une occasion ratée, hélas, pour Hamlet, handicapé par une mâchoire et une épaule douloureuses ainsi qu’un doigt blessé à l’entraînement (il s’est préparé à Toulon).

Konecny (32 ans) était devenu champion d’Europe le 18 septembre dernier à Birmingham en battant par k.o. technique au 6ème round le Britannique Matthew Hall. Face à un boxeur plus petit (1,73 m contre 1,82) mais très physique, Hamlet a étonné par sa résistance et sa maîtrise du combat. Après avoir enlevé les deux premières reprises grâce à son travail en directs du gauche, il a dû subir la pression et les assauts de Konecny. Son expérience (29 succès, 7 défaites désormais) lui a toutefois permis de magnifiquement gérer son match et sa fatigue malgré un déficit de condition physique (la confirmation n’est arrivée que 25 jours avant le combat) qui fait le désespoir de Giorgio !

De l’avis général, Hamlet a réussi un super combat. La décision, certes, a été donnée nettement en faveur du tenant du titre, toujours sur l’homme, mais le représentant du CP Carouge n’a perdu les rounds que de peu.

Malgré cette défaite, Peter Stucki, vice-président de l’EBU, a confirmé que le classement de Hamlet Petrosyan restait acquis. Giorgio et Silvio Chanton vont tenter d’obtenir une revanche avec Konecny (46 succès, 3 défaites) qui doit auparavant remettre son titre en jeu en Angleterre.

B.Duboux

 

 

 

 

 

Championnat d'Europe

 

17.11.2010 – Le licencié de SwissBoxing et protégé de Silvio Chanton, Hamlet Petrosyan (Arm), vivant à Toulon (F), rencontrera, le 3 décembre prochain à Prague, à l’occasion d’un combat pour une défense volontaire du titre de Champion d’Europe des super-welters, Lukas Konecny (CZ).

Hamlet Petrosyan, occupe le 12ème rang EBU et est un boxeur expérimenté ; il est déjà en possession du titre IBF-Intercontinental des poids super-welters. Nous sommes heureux de constater que, en plus de Roberto „Ruby“ Belge dans deux semaines,  aussi un autre suisse sous licence SwissBoxing  sera sur un ring pour un prestigieux titre EBU.


Peter Stucki

 

 

Nouvelles victoires de Sebihi et Kinigamazi

Dans le cadre de la soirée du centenaire du Cercle des sports, Sofiane Sebihi et Patrick Kinigamazi ont ajouté une nouvelle victoire à leur palmarès. Moins explosif que contre Momo Belkacem trois semaines auparavant, Sofiane a dû se contenter d’un succès aux points, le dix-septième en dix-neuf combats, face au solide Breton Yoann Bloyer. Un succès certes indiscutable (59-54 pour les trois juges) mais qui aurait pu être plus net s’il n’avait eu du mal à entrer dans le combat au 1er round et s’il avait pu exploiter le knock down infligé au Français à la 5ème reprise sur une terrible droite au visage. Sagement et intelligemment Bloyer choisit de mettre un genou à terre pour se faire compter et, après avoir récupéré, il est reparti au combat avec la même volonté, le même courage qu’il avait dévoilé jusqu’alors.

Malgré le traitement de choc auquel il a été soumis sur la fin, Bloyer s’est révélé comme un adversaire particulièrement coriace et résistant. Jamais il n’a renoncé à avancer et à défendre ses chances, s’exposant ainsi à la force de frappe de Sofiane qui l’a éprouvé et secoué à plus d’une reprise sans pouvoir conclure avant la limite.

A 31 ans, Sofiane Sebihi confirme ainsi son retour au premier plan international en attendant une éventuelle consécration qu’il mériterait. Dans le courant 2011 ?

Quant à Kinigamazi (27 ans), il lui a fallu batailler ferme pour contenir les assauts multiples et rapides du bouillant Zsolt Nagy qui s’est montré très actif tout au long de l’affrontement. Patrick a eu beau changer de garde à de nombreuses reprises, il a souvent séché sur le problème posé par la défense du Hongrois, très bien organisé et spectaculaire dans ses attaques à répétiion. Il s’est parfois montré emprunté et a surtout manqué de précision. Une débauche d’énergie mal récompensée. Disputé sur un rythme très élevé, le combat est resté serré et équilibré tout au long des six reprises, Nagy donnant une réplique de qualité à Kinigamazi qui s’estime désormais plus à l’aise sur la distance de 8 reprises.

Patrick Kinigamazi reste ainsi invaincu en 15 combats professionnels.

Félicitations à nos deux professionnels qui portent haut et bien les couleurs du club pugilistique de Carouge.

Enfin, le jeune Français Hugo Kasperski (23 ans) a conquis la ceinture WBC Espoirs des super-moyens face aui Britannique Alistair Warren par k.o. technique 6ème round. Un dénouement prévisible eu égard aux qualités de frappeur de Kasperski mais plus difficile qu’il n’y paraît. Et dommage que Sofiane ait passé l’âge de défier l’espoir de Clermont-Ferrand !  

Résultats.- Mi-lourds, 6x3 : Sofiane Sebihi (Carouge) bat Yoann Bloyer (Fra) aux points, 59-54, 59-54, 59-54. – Lourds, 8x3 : Johann Duhaupass (Fra) bat Paul Butlin (Gb) aux points, 79-73, 80-72, 79-74.—Super-plume, 6x3 : Patrick Kinigamazi (Carouge) bat Zsolt Nagy (Hon) aux points, 58-57, 59-56, 58-56. – Championnat du monde WBC Espoirs des super-moyens (10x3) : Hugo Kasperski (Fra) bat Alistair Warren (Gb) k.o. technique 6ème.

B.Duboux

 

 

BRAVO CINDY

La jolie et souriante Cindy Oberlin, très affutée, est allée jusqu’en finale du championnat de Suisse durant le week-end des 6 et 7 novembre au Bout-du-Monde. Une très belle performance de la part de Cindy (26 ans), même si elle a été battue par la Zurichoise Sandra Steiner au 3ème round. Celle-ci compte en effet 31 combats dont 14 cette année ! C’est l’une des meilleures Suissesses et l’une des plus actives. Elle a notamment été sélectionnée pour les championnats du monde 2009.

La logique a donc été respectée et il n’y a pas eu de miracle pour Cindy qui ne disputait, elle, que son 4ème combat (3 gagnés, 1 perdu) après avoir commencé la boxe en 2006 et après une saison et demie d’interruption pour des problèmes familiaux ! C’était même mission impossible. Mais la représentante du club pugilistique de Carouge a voulu saisir sa chance. Elle a fait face à la Zurichoise avec beaucoup de volonté et un grand courage et il  faut la féliciter pour ce résultat.

Les entraîneurs Silvio et Giorgio, ainsi que Macko qui l’a accompagnée dans les séances de footing, ne sont pas étrangers à ce beau parcours. Si Cindy ne se décourage pas, si elle poursuit sur cette lancée, il est à parier que d’ici la saison prochaine le titre national lui est promis.

Hélas, côté masculin, ce fut plus difficile pour David San Antonio et Christian Iovene qui n’ont pas passé le cap du premier tour le samedi 30 octobre à Villars-sur-Glâne. Malgré leurs qualités et les espoirs qu’ils ont déjà fait naître, ils ont été battus, David par Stefano Cirillo (Ring Star Vernier) et Christian par le très prometteur Davide Faraci (Box Ring Baden). Ce dernier est même devenu champion de Suisse une semaine plus tard en battant avant la limite le très bon Fribourgeois Steve Castella (abandon 2ème) !

B.Duboux

 

 

 

Grande réunion internationale au Bout-du-Monde :

    

Kinigamazi-Nagy et Sebihi-Bloyer à l’affiche

 

Prévus au programme de la grande soirée du samedi 6 novembre organisée au Bout-du-Monde par le Cercle des Sports de Genève à l’occasion de son centenaire, Patrick Kinigamazi et Sofiane Sebihi seront opposés en 6x3 respectivement au Hongrois Zsolt Nagy (25 ans) et au Français Yoann Bloyer (27 ans). Une étape supplémentaire sur la route d’une future consécration internationale pour les deux professionnels du CP Carouge.

Invaincu en 14 combats, Patrick (27 ans) reste sur une magnifique et convaincante victoire sur le Mexicain Salinas sacré récemment champion intercontinental WBC Espoirs. C’est dire les mérites du champion de Suisse des légers qui va se retrouver cette fois en super-plumes face à un très bon technicien de l’Est, très rapide mais dénué de puissance et dont le palmarès ne reflète pas forcément les qualités (33 combats, 15 succès).

En effet, Nagy (il fut médaillé de bronze en championnat d’Europe juniors) joue les mercenaires aux quatre coins de l’Europe. Après avoir donné du fil à retordre à l’excellent Portugais Joao Bento, il n’a pas perdu un seul de ses quinze derniers combats avant la limite, tout en affrontant les meilleurs Britanniques. Un avertissement pour Patrick qui aura besoin de sa meilleure condition physique afin de mettre la pression sur son adversaire et de l’empêcher de placer ses attaques en rafales.

Quant à Sofiane (31 ans), dont la force de frappe est redoutée loin à la ronde désormais (16 succès, dont 11 avant la limite), il n’est pas facile de lui trouver des adversaires. Grâce aux démarches de la société genevoise de promotion R2 Image & Events, le Breton Yoann Bloyer (27 ans) a accepté de relever le défi. Classé parmi les meilleurs mi-lourds français en activité, ce fausse-garde avance constamment. Il est courageux, résistant et solide mais plus technicien que frappeur. Une opposition de styles et un beau choc en perspective qui devrait combler le public genevois.

Après avoir fait match nul en Allemagne, en juillet 2009, avec l’espoir allemand Patrick Dobroschi (alors invaincu en 9 combats), Bloyer a livré son meilleur match (défaite aux points en 8 rounds) face à l’espoir français des super-moyens Christophe Rebrasse (14 succès, 1 nul, 1 défaite) en décembre 2009. Il reste cette saison sur deux succès face aux Lettons Romans Sevchenko (6x3), le 19 juin, et Andrejs Tolstihs, le 28 août (k.o. technique 3ème), sans oublier que le 30 janvier dernier il avait bien résisté en 8 rounds au solide Picard Tony Averlant dans son fief de St.Quentin.

On rappelle que l’événement de la soirée est le championnat du monde WBC Espoirs des super-moyens entre le Français Hugo Kaperski (23 ans, 14 combats, 13 succès) et l’Anglais Danny Butler (22 ans, 23 combats, 19 succès) et qu’un autre affrontement prometteur aura lieu en poids lourds entre le Français Johann Dehaupas (29 ans, 24 combats, 23 succès) et le Britannique Paul Butlin (34 ans, 24 combats, 12 succès).

Sans oublier que la journée du samedi 6 est consacrée aux demi-finales du championnat de Suisse amateurs et que celle du dimanche 7 est réservée aux finales. 

  Programme

 

Samedi 6 novembre :

Journée : demi-finales amateurs.

Soirée : 4 combats professionnels dont le championnat WBC Espoirs Kaperski-Butler.

Dimanche 7 novembre

Après-midi : finales du championnat de Suisse amateurs.

 

B. Duboux 25/10/10

 

 

Sofiane Sebihi

 

Sebihi magnifique vainqueur de Belkacem

 

 

Bravo Sofiane !

A 31 ans, Sofiane Sebihi a magnifiquement relancé sa carrière en battant aux points Mohamed Belkacem à Genève à l’issue de six rounds d’une grande intensité. Un combat très dur et très éprouvant pour les deux adversaires qui ont comblé le public du Palladium. Très motivé et très offensif dès les premiers échanges, Sofiane a enlevé la décision à l’unanimité des trois juges (58-56 pour Pierre-Alain Schneeberger, Armin Bracher et Claudine Pascale). Il a signé à cette occasion son grand retour au premier plan par une performance très encourageante face à un rival de qualité et de niveau européen.

C’est sur le plan physique que Sebihi a créé la surprise, apparaissant très bien préparé par Giorgio Costantino alors que depuis deux mois la salle d’entraînement du Club pugilistique de Carouge est fermée en raison de travaux d’agrandissement. Un handicap dont Belkadem aurait bien aimé profiter mais le champion de Suisse des mi-lourds, trop prudent au début face à la redoutable force de frappe de Sofiane, a le plus souvent subi la pression du Carougeois. Touché de plein fouet par une droite au 3ème round, il a même flotté dangereusement et a passé un mauvais moment face au forcing de Sebihi qui a vainement cherché à en finir prématurément.

Malgré cette chaude alerte, Belkacem s’est bien repris. Plusieurs fois ses réactions furieuses, ses larges crochets des deux mains, parfois ses droites  ont surpris et posé problème à Sofiane, trop découvert comme toujours mais qui n’a rien lâché, même au plus fort de la bataille. Dès la 4ème reprise, Momo est devenu de plus en plus entreprenant. Ses contres ont parfois fait passer le frisson parmi les spectateurs mais il a encaissé deux terribles droites de Sofiane, dont la deuxième à la tempe qui l’a déséquilibré et expédié au sol sans être compté à quelques secondes du gong.

La dernière reprise a donné lieu à un affrontement furieux, les deux rivaux se rendant coup pour coup. Mais à l’addition, c’est encore Sofiane qui a touché le plus souvent, notamment par une gauche de plein fouet qui lui a permis de terminer le match à son avantage. Un match épique, poignant. Une nouvelle fois Sofiane Sebihi, qui a manqué un peu de précision dans les moments décisifs, a impressionné par sa puissance des deux bras et sa volonté destructrice alors que Momo Belkacem doit à sa garde serrée et hermétique d’avoir évité le pire.

Sofiane Sebihi compte désormais 16 victoires dont 11 avant la limite, 2 défaites, Mohamed Belkacem 17 succès, 1 nul, 3 défaites.

Côté des amateurs, le jeune Christian Iovene, autre représentant du CP Carouge a obtenu le match nul en -75 kg (3x2) avec Romeo Cini (Boxing club Genève). A relever la très belle performance du prometteur Bruno Tavares (Villars-sur-Glâne), vainqueur aux points (3-0) du vice-champion de Bosnie Alem Begic, venu tout exprès d’Allemagne.

Résultat.- Professionnels, mi-lourds (6x3) : Sofiane Sebihi (Alg/CP Carouge, 78,800 kg) bat Mohamed Belkacem (Alg/Sui/Boxing kings Berne, 78,800 kg) aux points (58-56 pour les trois juges).

Ils ont dit :

Sofiane Sebihi : « Ca n’a pas été facile de préparer ce combat car, avec Giorgio, on a dû s’entraîner à gauche à droite, à l’extérieur. Momo a été un adversaire très dur. Je le savais car on vient presque de la même région, en Algérie, et on se connaît bien. Il a boxé avec une garde très fermée et je n’ai pas réussi à faire entrer mes coups. J’ai travaillé en bas pour ensuite tenter de le toucher en haut mais il était très bien protégé. Au troisième round, il a failli tomber, mais bon… Je suis fier, c’est une jolie victoire pour moi face au champion de Suisse. »

Mohamed Belkacem : « J’ai commencé prudemment, trop, car avec Bruno Arati on pensait que Sofiane ne tiendrait pas le rythme ni le choc longtemps. Ca a été une erreur. Je l’ai aussi pas mal touché mais je n’ai pas su enchaîner. Trop de coups isolés. Avec Sofiane, on est partant pour une revanche, avec cette fois-ci le titre de champion de Suisse en jeu. »

Avis aux organisateurs !

Bertrand Duboux

 

 

Sebihi-Belkacem au Palladium :

Un duel de titans : telle se présente l’affiche du gala qu’organise pour ses soixante années d’existence le Boxing club de Genève jeudi 14 octobre prochain au Palladium. D’un côté le frappeur Sofiane Sebihi (15 succès dont 11 avant la limite ! 2 défaites), de l’autre Mohamed Belkacem (17 succès, 1 nul, 2 défaites), deux des meilleurs professionnels actuels de Suisse engagés dans un affrontement à quitte ou double. Un gros défi qui ne sera pas sans conséquences pour chacun des deux adversaires de retour tous deux au premier plan après une douloureuse défaite par k.o. en 2009 !

D’origine algérienne, Sebihi et Belkacem (31 ans chacun) véhiculaient beaucoup d’espoirs sur leur nom, le premier sous les couleurs du Club pugilistique de Carouge, le second sous celles du Boxing Kings de Berne, avant que leur carrière ne connaisse un coup d’arrêt brutal et spectaculaire. Le 14 février 2009, sous les yeux du public carougeois ébahi, Sebihi, qui cumulait les victoires avant la limite, avait en effet subi un k.o. poignant au 1er round face au Belge Selini alors que le 26 décembre 2009, à Berne, Belkacem avait échoué dramatiquement à la 10ème reprise pour le titre européen EE-EU (pays européens non membres de l’Union européenne) face au Biélorusse Aripgadjiev.

Après une longue période de récupération et de remise en question, Sebihi et Belkacem ont décidé de poursuivre leur carrière. Sebihi a gagné le 3 juin dernier son combat de rentrée par k.o. technique au 2ème round face au Letton Kukulis et le 12 juin, à Vevey, Belkacem a battu le Tchèque Remen par k.o. technique au 4ème round. Réinstallés dans leur rôle, tous deux se retrouvent désormais face à face pour un combat de prestige (6x3) qui s’annonce explosif.

Avant son échec, la redoutable frappe des deux mains de Sofiane Sebihi (1m83) était un argument massue et suffisait à lui ouvrir le chemin du succès. Face à Selini, mal concentré, il avait toutefois connu une terrible désillusion et plongé dans le désespoir son entraineur Giorgio Costantino et son manager Silvio Chanton. Sa propension à trop se présenter de face et une garde trop basse et trop ouverte n’avaient pas échappé au puncheur belge après seulement 1’30 de combat. Reste à savoir si Sebihi, de retour après plus d’une année d’interruption, a retrouvé tous ses moyens et la même motivation qu’auparavant et, la salle d’entraînement du CP Carouge étant actuellement inutilisable en raison de travaux d’agrandissement, s’il est au bénéfice d’une préparation physique suffisante pour lui permettre d’exprimer tout son potentiel et toutes ses qualités face à un rival qui ne permet pas le moindre relâchement.

Formé à Villars-sur-Glâne par Roberto Quaranta, comme Yves Studer, puis expatrié à Berne pour les besoins de l’entraînement, Mohamed Belkacem (1m80) est, lui, devenu champion de Suisse des mi-lourds en août 2009 aux dépens de Haki Ajdarevic (k.o. technique 8ème). Un titre mérité qui couronne un athlète très complet, au bénéfice d’une très belle technique et d’une frappe précise et efficace (8 succès sur 17 avant la limite). Très souple, Momo Belkacem délivre des uppercuts redoutables et sait serrer la garde et les dents lorsque le danger se précise. S’il n’a pas pu réaliser son rêve de s’approprier un titre EBU, il n’en reste pas moins un combattant de très bon niveau européen.

Un combat qui promet de faire des étincelles, qui s’annonce comme le plus prometteur de l’année pour la boxe helvétique mais un combat à risques pour chacun des deux adversaire quant à leur avenir sur le ring compte-tenu de leur âge, de leur parcours et des possibilités qui s’offrent à eux sur le plan sportif et financier.

Président du Boxing club de Genève, Aristide Martin et ses collaborateurs ont mis sur pied pour l’occasion un programme alléchant et varié, avec une douzaine de combats d’amateurs et des exhibitions.

Bertrand Duboux

 

Avis :

Grand événement pour le club CPC de Carouge !

Notre grand champion Patrick Kinigamazi a le privilège de poser le puck d’ouverture du match Servette vs Fribourg ce samedi 18 septembre 2010. Encore une fois un de nos champions nous représente et on espère que l’image de notre Club continuera à être reconnu comme un des clubs le plus connu de la boxe actuelle en Suisse.

 

SALLE PROVISOIRE OUVERTE DES SEPTEMBRE A LA TAMBOURINE.

Des précisions concernant l’adresse de la salle à la rue de la Tambourine.

Depuis notre ancienne salle de sport en plein chantier, il faut revenir en arrière jusqu’au premier stop et tourner à gauche dans la Rue Baylon. Ensuite prendre la deuxième route sur la gauche et aller jusqu’au feu.

Au feu tourner à gauche sur la Route de Saint-Julien et aller jusqu’au Rondeau de Carouge et tourner à droite sur la Route de Drize. Ensuite prendre la présélection qui permet de tourner à gauche sur la Route de Troinex.

Tout droit et tourner dans la deuxième rue à gauche : Chemin Vert.

L’entrée de la salle de la Tambourine est à votre gauche sur le Chemin Vert après les immeubles locatifs et la porte sera ouverte à partir de 17h.30 par Monsieur Silvio Chanton.

 

Deux titres pour le CPC aux championnats romands

    A l’occasion des championnats romands, aux Galeries du Rivage, à Vevey, le CP Carouge-Genève avait engagé quatre de ses licenciés et deux d’entre eux ont été sacrés. Après une série de défaites mortifiante, le jeune Christian Iovene (18 ans) a obtenu le titre en 69 kg aux points (16-14) face à David Favre (BC Neuchâtel) et le talentueux David San Antonio a confirmé ses qualités en battant Robert Barbezat (BC Neuchâtel) aux points (12-10). Bravo à tous deux.
   Durant cet important week-end de boxe, on a aussi vécu et apprécié le retour sur le ring, après deux ans d’interruption et de voyages à l’étranger, du très talentueux poids lourd valaisan Benoit Huber (club sédunois de boxe), double champion de Suisse junior et amateur. Le samedi, à Martigny, après avoir repris l’entraînement depuis trois mois seulement, il battait par k.o. technique au 2ème round le Fribourgeois Stéphane Oberson (BC Châtel-St.Denis) après l’avoir secoué durement d’un terrible crochet du gauche. Puis le dimanche, malgré une douloureuse blessure au coude droit récoltée la veille, il s’offrait le titre de champion romand en déclassant le Genevois David Pham Kai (Esquive Genève) par k.o. technique au 1er round après l’avoir envoyé une première fois au tapis sur un crochet du gauche et l’avoir ensuite soumis à un véritable traitement de choc ! A 23 ans, Benoit Huber prend le chemin d’un retour très attendu au premier plan mais sa progression et son avènement sont suspendus à problème de main droite (articulation très douloureuse) qui le handicape sérieusement. Qu’en sera-t-il lorsqu’il sera à cent pour cent ?

BD/12.6.10

 

Bossel échoue face à Pitteloud pour le titre des poids coq

   Grosse désillusion à Martigny pour Bertrand Bossel battu par son copain valaisan Benjamin Pitteloud (k.o. technique à l’appel du 8ème round) pour le titre national des poids coq. A 33 ans, Bosko visait cette consécration pour couronner sa carrière avant de tirer éventuellement sa révérence. Hélas, une blessure à l’oeil gauche a ruiné ses espoirs et ceux de son entourage, Après Turelli, qui avait fait match nul avec le Tessinois Gashi le 13 février dernier, c’est aussi une nouvelle frustration pour l’entraîneur Giorgio Costantino et le manager Silvio Chanton ainsi que pour le CP Carouge-Genève.
    Pour la première fois depuis soixante et un ans, la Suisse a retrouvé un champion professionnel des poids coq à l’issue d’un combat magnifique d’intensité et qui aurait mérité plus que les 450 spectateurs présents dans la salle du Bourg. Pitteloud (28 ans) prend ainsi la succession, au palmarès de la catégorie, du célèbre Genevois Calistro Etter, neuf fois titré entre 1941 et 1949.
   Bien préparé physiquement, magnifiquement dirigé par son entraîneur Ramon Garcia, Pitteloud a livré un combat tout d’intelligence face à un adversaire qu’il connaissait bien comme sparring-partner d’entraînement. Ses contres fulgurants des deux mains ont été un problème insoluble pour Bossel, souvent touché de plein fouet par des séries droite-gauche-crochet. Blessé de surcroît dès le premier round à l’arcade et à l’œil gauche, Bossel a vu sa blessure s’aggraver au fil des minutes et sagement Giorgio a choisi de l’empêcher de repartir au combat après la septième reprise achevée dans la douleur.
   Bossel a fait le combat et Pitteloud l’a gagné. Un dénouement prévisible dès lors que Bossel ne parvenait pas à prendre l’ascendant malgré une pression constante sur le plan physique. Cette débauche d’énergie ne fut pas suffisante. Au contraire, elle l’exposa aux coups de Pitteloud, plus précis et plus rapide dans ses enchaînements, avant de rompre et d’obliger Bossel à avancer constamment.
   Grâce à cette nouvelle victoire, la onzième en douze combats, Benjamin Pitteloud a incontestablement franchi un palier. Parfaitement maître de sa technique, il a confirmé qu’il est  en très nets progrès et qu’il a désormais atteint le niveau international. Il n’est pourtant pas certain qu’il poursuive sa belle aventure, trop accaparé par ses activités professionnelles (il est patron d’une entreprise d’arboriculture à Bex).
   Quant à Bertrand Bossel, il a prouvé une nouvelle fois qu’il avait du cœur et un courage hors du commun. Hélas, il y a trop de lacunes dans son bagage technique et pas suffisamment de vitesse d’exécution dans ses attaques pour espérer plus qu’il n’a réussi lors de ses deux  derniers combats,. Une immense déception pour le petit Fribourgeois, qui n’avait peut-être pas récupéré de son dur affrontement avec le Français Jérôme Thomas pour le titre WBC Méditerrannée, en avril dernier, à St.Quentin, et qui a sans doute disputé vendredi soir à Martigny le dernier combat de sa carrière.
   Au moment de l’arrêt du match, les trois juges alémaniques avaient 100-94, 99-95 et 98-96 pour Pitteloud.

Ils ont dit

Benjamin Pitteloud : « Ce n’est pas une surprise ! On savait ce qu’on faisait en acceptant ce combat. Bossel, je le connais bien. Il avance constamment. J’ai travaillé dur à l’entraînement pour faire des progrès mais je ne sais pas si je vais continuer. La boxe ne nourrit pas son homme. Ce serait bien de finir sur ce titre national »

Ramon Garcia (entraîneur du BC Martigny) : « Après les 2-3 premiers rounds, j’ai dit à Benjamin qu’il fallait ralentir la cadence sinon on allait à la catastrophe. C’est ce qui a peut-être donné l’impression que Bossel revenait dans le combat. Mais ensuite Benjamin a remis la « compresse » et là j’ai senti ce c’était gagné, que Bossel n’allait pas y arriver ».

Bertrand Bossel : « Ce n’est pas ce que je voulais offrir à mon entraîneur, Giorgio Costantino. J’ai fait tout faux. J’ai boxé à contre-temps. Dès le début, j’ai senti que je n’étais pas dans le match. Fait ch…. »

Giorgio Costantino (entraîneur du CP Carouge) : « Il fallait l’arrêter car il ne voyait plus rien, il prenait des coups inutilement. La santé, d’abord. Je ne comprends pas pourquoi sur le ring Bertrand n’arrive pas à délivrer ses coups comme il le fait à l’entraînement. Il est bloqué. Il laisse trop  de facilité à l’adversaire. Il n’y aura pas de revanche. C’est fini pour lui, dommage car c’est un athlète exemplaire »

Résultats de la soirée :
Professionnels : Championnat de Suisse des poids coq (10x3) : Benjamin Pitteloud (BC Martigny, 52,300 kg) bat Bertrand Bossel (CP Carouge, 53,000 kg) k.o. technique 8ème round.
Filles : poids welters (65 kg) : Solange Bocquet (BC Châtel-St.Denis) bat Daria Albers (Hambourg) aux points.

B.Duboux/12.6.10

 

Kinigamazi et Sebihi beaux vainqueurs

   Une nouvelle fois la salle des Fêtes a vibré aux performances de Patrick Kinigamazi et Sofiane Sebihi, tous deux vainqueurs en beauté du Mexicain Argel Salinas (points 10) et du Letton Martins Kukulis (ko technique 2ème). Elle a aussi apprécié en fin de soirée la revanche entre Guillaume Frénois et le jeune Letton Jevgenijs Kirillovs (21 ans) qui a permis à l’espoir français, vainqueur aux points en 6 rounds, de demeurer invaincu en 19 combats.
   Pour Sebihi, ce retour sur le ring après son douloureux échec de février 2009, n’a pas été facile. On le redoutait même après une si longue interrupton et face à un adversaire expérimenté et solide. Bousculé dès le 1er round, et surpris même par la fougue de Kukulis, Sofiane a dû vite se reprendre sous peine de connaître une nouvelle mésaventure. Mais dès la 2ème reprise, il a fait parler sa force de frappe pour ajouter une nouvelle victoire avant la limite à son palmarès après avoir infligé trois knock down au Balte sur des crochets au foie.
   Un succès bienvenu qui relance la carrière de Sofiane, lequel compte désormais 15 victoires (dont 11 avant la limite) et 2 défaites. Mais il reste à travailler encore et toujours afin de gommer certains défauts qui pourraient freiner sa progression, notamment une garde trop ouverte et trop basse. Mais le plus important est fait : Sofiane est reparti et à lui de gérer son avenir sur le ring.
   Le combat Kinigamazi-Salinas fut un régal du début à la fin. Patrick est à féliciter pour le rythme qu’il a imposé, pour la magnifique démonstration qu’il a réussie face à un rival coriace, à la frappe lourde et constamment offensif et dangereux. Le champion de Suisse, touché au coin de l’œil gauche dès le 1er round, a imposé sa vitesse, sa condition phyisique. Il fallait ça pour stopper le Mexicain qui n’a jamais plié sous les attaques en rafale de Kinigamazi, lequel a réussi le plus beau combat de sa carrière. Le plus difficile aussi en raison de la qualité de l’opposition.
   Jamais Salinas n’a lâché son os. Parfois saoûlé et débordé en vitesse par les contres de Patrick, il a tenu le choc jusqu’au bout, imposant même dans les dernières reprises un corps-à-corps furieux. En plusieurs occasions, Patrick a dû serrer les dents mais sa mobilité, sa boxe plus complète et plus variée, ses séries, ses remises lui ont permis de franchir incontestablement un palier important dans sa carrière. Il sait aujourd’hui où il se situe sur le plan international. Il est juste dommage que son punch ne soit pas à la hauteur de ses autres qualités, sinon le Graal lui serait sans doute promis. Mais bravo Patrick pour ce match sensationnel et vivement que tu obtiennes cette naturalisation que tout le monde attend avec impatience !
   Chez les jeunes, Christian Iovene (CPC, 69 kg) a perdu face à Aadem Ajdari (Boxing Genève) mais il ne doit pas se décourager. L’avenir lui appartient car il a du cœur, du tempérament et le reste il peut le travailler à l’entraînement. En 90 kg, premier succès de Louis Gaillard devant Mohamed Makhlouf (Belfort). Gaillard a montré des qualités qui doivent l’encourager à continuer, comme David San Antonio (66 kg), beau vainqueur, et convaincant une fois de plus, de Daniel Tyson (Boxing Genève).
Une bien belle soirée, en attendant notre prochaine échéance à Carouge, le vendredi 1er octobre 2010.

BD/4.6.10

 

 
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